Archive for 2 mai 2009

5 raisons pour une PME de s'intéresser aux outils gratuits… et 3 pour s'en éloigner!

La mode est au gratuit.

Ça ne coûte rien : donc, je consomme. Si ça ne répond pas à mes attentes : je jette, ça n’a rien couté de toute façon.
Vraiment?

Si vous considérez que votre temps ne vaut rien, alors oui. Ce qui suit ne vous concerne pas (mais comme votre temps ne vaut rien, vous ne l’aurez pas perdu à lire la suite quand même!).

Même s’il est maintenant difficile de parler d’un produit dans un blogue ou site qui permet les commentaires sans voir le lien vers la version OpenSource apparaître dans les premiers commentaires, il faut tout de même prendre conscience que dans un contexte d’affaires, un mauvais choix peut coûter très cher.

Attention! Je suis moi-même profondément convaincu que les outils gratuits peuvent plus que jamais rendre de grands services aux PME et aux travailleurs autonomes (voir le dossier concernant les gratuiciels sur mon site la Webothèque). Cependant, il faut savoir dans quoi on s’embarque, et si on a les prédispositions requises.

Voici donc une petite compilation des pour et des contres en ce qui à trait à l’utilisation d’outils gratuits dans votre entreprise.

  1. Le coût bien sûr

    C’est le principal avantage. Comme il n’y a aucun coût de départ, il est facile de s’approprier le service et logiciel et de le mettre en service. Si vous n’êtes pas convaincu de son utilité, vous prouver vous en servir comme un démo (ne pas tout transférer d’un coup, garder des sauvegardes ailleurs tester 2 ou 3 produits en parallèle, etc.). Ainsi, si après quelques semaines vous trouvez que les attentes ne sont pas remplies, il est facile de revenir en arrière.

  2. Disponibilité immédiate

    On n’a qu’à télécharge. Et comme ça ne passe pas par une boîte, il est facile de toujours obtenir la dernière version.

  3. Facilité de le modifier à l’interne

    On peut le bidouiller à notre guise et modifier les erreurs dès qu’on les voit. Bien sûr, il faut se débrouiller en programmation, ou trouver un consultant qui saura adapter le produit à un besoin particulier.

  4. Les applications matures comportent de nombreuses communautés

    Ils sont toujours très disponibles pour aider à corriger des bogues, adapter des configurations, et dénicher pour nous le plug-in qui apportera la fonction désirée.

  5. De plus en plus de consultants sont là pour aider

    De nombreuses entreprises se spécialisent désormais dans l’intégration et la modification de gratuiciels. Bien que ces services soient payants, vous ne payez que pour la « plus value » apportée au logiciel de base.

OK. C’est quoi l’attrape?

Il n’y a aucune attrape. Cependant, vous devez être conscient qu’un gratuiciel ne sera pas toujours aussi finit, en particulier du point de bue esthétique, que peut l’être une application commerciale. Il y aura moins de didacticiels disponibles, et peu d’entreprises à ce jour offrent des formations dédiées. Cependant, si vous vous débrouillez bien avec l’informatique, vous saurez rapidement vous adapter.

Prenez tout de même garde :

  1. Comme c’est gratuit, il n’y a aucun support inclus.

    Il faut donc être prêt à travailler dans la configuration, et peut-être perdre un peu plus de temps (malgré que parfois avec les lignes 1-800…)

  2. Vous ne pouvez prévoir qu’un jour le projet prenne fin.

    Vous n’aurez alors plus de mises à niveau.

  3. Si vous travaillez avec un consultant

    Qui programme une partie de code pour vos besoins spécifiques, vous devez  vous assurer d’obtenir TOUS les codes sources à la fin du mandat. Sinon vous pourriez vous retrouver avec le pire des deux mondes: aucun support pour un problème auquel vous n’avez aucun accès.

Si à la lecture de ce billet vous avez sursauté, eu quelques sueurs froides, et commencé à faire des cauchemars en boucle, c’est peut-être que vous n’êtes pas encore prêt pour le saut. Sinon lancez-vous! Des applications comme OpenOffice sont maintenant très stables, et les fonctions offertes, même si elles sont moindres qu’avec MS Office, sauront répondre aux besoins de 98% des usagers.

Éthique, blogues et bixi: Où tracer la ligne grise?

C’est une véritable tempête que je vois déferler depuis ce matin sur mon compte Twitter. Un article de Patrick Lagacé met en lumière un blogue, À vélo, citoyens! qui fait la promotion du cyclisme à Montréal. Le problème? C’est que les trois principaux propagandistes de ce blogue ne sont en fait qu’un seul employé de la firme Morrow communications, et le but réel du site est la promotion du nouveau Bixi. Il s’agit dans ce cas d’usurpation d’identité, dans un médium où le mot d’ordre est l’authenticité.

Par contre, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle entre ce cas, et la récente décision du Conseil de presse au sujet du chroniqueur et blogueur Nelson Dumais. Ce dernier s’est fait taper sur les doigts pour ne pas toujours écrire de façon clair limpide et explicite que les produits testés dans ses chroniques ou voyages à certains événements avaient fait l’objet de commandites. Dans ce cas, je suis d’accord avec la grande majorité des commentaires, dont celui de M. Dumais: même si ce n’est pas écrit à chaque paragraphe, il est connu et reconnu que des produits sont donnés ou prêtés gratuitement, que des voyages sont payés, et que le chroniqueur est plus souvent qu’à son tour exposé à la « propagande ». Il revient donc au chroniqueur de s’assurer de son intégrité dans ses articles, et à ses lecteurs de juger cette intégrité honnête ou biaisée.

Dans cet exemple, M. Dumais agit toujours sous son nom réel. Et c’est là que le bas blesse le plus dans l’exemple de morrow-bixi. La création de 3 personnages, « gérés » par un seul employé, et qui sont aussi sur Facebook, et qui simulent une vie sociale.

Lorsque l’on parle d’authenticité, ça ne veut pas dire je crois de crier chaque fois que l’on ouvre la bouche pour qui on travaille. Mais ça veut dire que lorsqu’on blogue (ou Twitt ou web-2.0-tise) le lecteur doit être en mesure de trouver qui nous sommes, et quels sont nos intérêts dans l’opération.

Car il ne faut pas s’en cacher,  plusieurs écrivent de façon rémunérée. Il s’agit donc de trouver à quelle teinte de gris il faut tirer la ligne, entre le blogue totalement neutre et citoyen, le blogue corpo sur un site commercial, et le blogue visant la promotion d’un produit ou d’une position.

P.-S. Il est intéressant de noter que Michelle Blanc, une des blogueuses les plus connues de la francophonie, a réussi en moins de 12 heures à se hisser en 2e position Google avec le terme « morrow communication ». Comme quoi une personne qui sait bien positionner sa marque en retirera ensuite des bénéfices de toutes sortes.

Ligne de départ pour se lancer à l'assaut d'Internet

Article très intéressant (en anglais) citant différents points de départ pour quiconque veut travailler en marketing internet.

http://blog.hubspot.com/blog/tabid/6307/bid/4707/Ten-Tips-for-Marketing-Job-Seekers-in-the-Class-of-2009.aspx

En résumé, pas plus sur Internet qu’ailleurs, les formules miracles n’existent pas. Si vous voulez vous démarquer comme quelqu’un qui connait le marketing sur Internet, les blogues et les médias sociaux, vous devez d’abord en utiliser les outils à votre propre profit. Créez votre blogue (disponible à partir de 0$ ;) ) et écrivez-y sur vos expériences et opinions; Vous pouvez ensuite référer à cet article sur Twitter, où vous ferez aussi part de vos activités… Les gens ne tarderont pas à vous suivre. Il existe de nombreux autres sites que vous découvrirez sans peine.

L »important, c’est de chercher, de tester, d’analyser… et de recommencer!

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